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Pourquoi iFLUX & EnISSA font ensemble la différence en matière de dépollution des sols

Pourquoi iFLUX & EnISSA font ensemble la différence en matière de dépollution des sols
Pourquoi iFLUX & EnISSA font ensemble la différence en matière de dépollution des sols
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“Face à des contaminations complexes, il est essentiel de prendre au sérieux l'hétérogénéité du sous-sol et sa ^dynamique”

 

La contamination des sols et des eaux souterraines reste un défi majeur pour les promoteurs de projets, les acteurs industriels et les organisations publiques. Sans une compréhension précise de la localisation de la pollution et de sa propagation, le risque est grand d’investir des centaines de milliers d’euros dans des opérations de dépollution dont l’efficacité reste limitée.


Deux entreprises belges innovantes apportent précisément cette clarté : EnISSA et iFLUX. Leurs technologies sont parfaitement complémentaires, et c’est précisément cette synergie qui crée une valeur ajoutée majeure pour le marché.

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EnISSA est spécialisée dans la Caractérisation Haute Résolution de Site (CHRS) : elle cartographie la contamination en profondeur, couche par couche, jusqu’à plusieurs dizaines de mètres. iFLUX, de son côté, se concentre sur les dynamiques, en mesurant quelle quantité de contamination se déplace réellement via les eaux souterraines. Ensemble, elles fournissent une vision globale qui fait encore trop souvent défaut aujourd’hui.

Entretien avec Pieter Buffel (EnISSA) et Marjan Joris (iFLUX).

 

Pourquoi est-il si important de caractériser le sous-sol en détail ?

Pieter (EnISSA)
« Le sous-sol est extrêmement complexe. Il se compose de multiples couches : formations géologiques variées, fines couches sableuses, lentilles d’argile ou zones riches en limon, qui influencent fortement l’écoulement et la dispersion des contaminants.

Une contamination peut sembler limitée à un mètre de profondeur, alors qu’elle est beaucoup plus sévère deux mètres plus bas, par exemple parce que certains polluants plus denses que l’eau migrent vers le bas ou sont guidés par une couche d’argile. Ces nuances sont souvent absentes des études de sol classiques.

Si cette complexité n’est pas correctement identifiée, le diagnostic est biaisé dès le départ. En une seule campagne de terrain, EnISSA fournit une image extrêmement détaillée et fiable, tant de la zone source que de la dispersion du panache. »

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Marjan (iFLUX)
« Là où EnISSA montre avec précision se trouve la contamination, nous analysons ce qu’elle fait. Nous mesurons les flux : quelle quantité de pollution circule dans le sous-sol et à quelle vitesse.

Cela permet de distinguer une zone où la contamination est retenue d’une source active qui alimente un panache. Cette information est cruciale pour l’évaluation des risques.

On ne peut pas évaluer un risque sans mesurer le flux.
Une concentration élevée avec un faible flux peut représenter moins de risque qu'une concentration plus faible avec un flux important vers, par example un captage d'eau.

Cette compréhension est également essentielle pour concevoir, dimensionner et sélectionner la stratégie de dépollution la plus appropriée. »

 

Où réside la véritable valeur ajoutée de votre collaboration ?

Pieter
« Nos mesures à haute résolution mettent en évidence, avec une grande précision, le lien entre la stratification du sous-sol, la géométrie de la zone source et les couches parfois fines dans lesquelles la dispersion se produit. »

Marjan
« Grâce aux données d’EnISSA, nous savons exactement, par exemple, que la contamination se situe entre 7,8 et 8,4 mètres, dans une couche sableuse bien précise. Nous pouvons alors positionner nos échantillonneurs de flux de manière très ciblée et quantifier précisément ce qui s’y déplace.

Les campagnes de flux peuvent être répétées dans les piézomètres existants, ce qui permet de suivre :

  • l’alimentation résiduelle de la zone source,
  • l’évolution du panache,
  • l’effet des mesures de dépollution.

La dépollution devient ainsi un processus maîtrisé, et non plus un projet mené à l’aveugle. »

 

Les dossiers s’étalent souvent sur plusieurs années. Qu’est-ce que vous faites différemment en termes de délais ?

Pieter
« Avec nos techniques HRSC, une équipe intervient environ une semaine sur le site et collecte une quantité très importante de données. L’avantage majeur est le retour quasi immédiat : dès les premiers sondages, la stratégie peut être ajustée en temps réel — plus profond, moins profond, latéralement, ou en fonction d’une lentille d’argile. Cela évite des mois d’attente entre forages, échantillonnages et résultats d’analyses d laboratoire. »

Marjan
« De notre côté, nous assurons le suivi des dynamiques dans le temps. Il n’est pas nécessaire de forer à nouveau, et il est possible de vérifier si la dépollution fonctionne ou d’ajuster rapidement si nécessaire. Le processus est ainsi plus rapide et plus efficace. »

 

Que pourraient améliorer les experts en dépollution des sols ?

Pieter
« Trop d’études reposent encore sur une approche minimaliste : quelques piézomètres, quelques échantillons, et c’est terminé. Or, pour des contaminations complexes, il est indispensable de prendre au sérieux l’hétérogénéité du sous-sol.

Il faut davantage de professionnels prêts à sortir du schéma standard et à expliquer que mieux investir dans la caractérisation permet d’économiser bien davantage sur les coûts de dépollution. »

Marjan Joris

« Il est aussi essentiel d’expliquer clairement aux clients finaux le risque d’un diagnostic ‘à bas coût’. Économiser quelques milliers d’euros lors de la phase de caractérisation peut conduire à des budgets de dépollution avec plusieurs zéros supplémentaires.

Lorsque la base n’est pas correcte, la dépollution se déroule rarement comme prévu et il faut souvent revenir sur site. Ce message doit être clairement communiqué. »

« Les clients finaux perçoivent souvent la dépollution comme un pur coût. Leur réflexe est donc de faire le minimum. Pourtant, ils recherchent avant tout de la certitude :

  • Quelle est la situation réelle ?
  • Quel sera le coût ?
  • Quand pourra-t-on démarrer la construction ou la reconversion ?

La combinaison EnISSA–iFLUX permet précisément d’apporter cette clarté dès le départ : voici le problème, voici la stratégie, voici le calendrier. »

 

Comment voyez-vous l’avenir de votre collaboration ?

Marjan
« Je vois un fort potentiel dans la caractérisation des sites contaminés par les PFAS. Nous avons déjà collaboré à plusieurs reprises sur ce type de projets et disposons de cas très intéressants.
EnISSA cartographie la géologie et les chemins d’écoulement préférentiels, tandis que nous mesurons les flux et la migration des PFAS. »

« Je vois également des opportunités dans le suivi à long terme. Certains projets durent dix ans sans que l’on sache réellement ce qui a évolué. Cela peut clairement être amélioré. »

Pieter
« Je crois surtout en une approche intégrée : d’abord un screening CHRS, ensuite des mesures de flux ciblées, puis une stratégie de dépollution et un plan de suivi communs. Un message clair et cohérent pour le client, plutôt qu’une juxtaposition de techniques et de conseils fragmentés.

En résumé :
d’abord savoir où se trouve la contamination, ensuite mesurer ce qui se déplace, et seulement alors dépolluer. »

« Nous ne faisons pas d’estimations ; nous mesurons ce qui se passe réellement dans les eaux souterraines. »

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