Campus Vesta, situé dans la province d'Anvers, accueille l'une des expériences de dépollution des PFAS les plus ambitieuses d'Europe. Avec C-biotech et un consortium de partenaires nationaux et internationaux, dont VITO, Inagro, Antea Group, DEME et iFLUX, le site se transforme en un laboratoire vivant où le chanvre est utilisé pour extraire la contamination aux PFAS du sol comme des eaux souterraines.
Cette semaine, l'équipe iFLUX était sur place pour installer l'infrastructure de surveillance des eaux souterraines qui servira de base à l'ensemble du projet. Plus précisément, nous installions des tubes piézométriques, les gaines qui abritent nos capteurs de flux, afin de mesurer la façon dont les eaux souterraines circulent à travers la zone contaminée.
Différents types de capteurs sont installés dans le sol :
Les capteurs de flux suivent la direction et le déplacement des eaux souterraines : leur provenance, leur destination et les zones où des foyers de contamination pourraient encore subsister. Comme une contamination aux PFAS a déjà été détectée à plusieurs endroits autour du champ d'essai, comprendre l'écoulement des eaux souterraines polluées est essentiel pour en dresser le tableau complet.
Les capteurs de pression surveillent les niveaux des eaux souterraines afin d'évaluer si la culture du chanvre influence la dynamique des eaux souterraines et, à l'inverse, si la variation de la profondeur de la nappe affecte la croissance des plantes ou l'absorption des PFAS.
Les forages ont été réalisés manuellement : d'abord à l'aide d'une tarière Edelman pour traverser les couches supérieures, puis en passant au forage par battage une fois la nappe atteinte. Les tubes eux-mêmes descendent jusqu'à environ 7 mètres de profondeur.
Toutes les données sont rassemblées dans un tableau de bord central, offrant un accès en temps réel qui permet aux experts de suivre et de consulter les résultats à distance, depuis leur bureau. Ensemble, nous évaluerons quelles données sont essentielles pour parvenir à une compréhension complète de l'absorption des PFAS par le chanvre.
Les capteurs installés constituent l'ossature du réseau de surveillance du projet. Sans données précises sur l'écoulement des eaux souterraines et l'humidité du sol, il serait impossible d'évaluer si les saules et le chanvre remplissent leur rôle, ou de déterminer où l'eau contaminée continue de migrer.